Un jeune skateboarder de Venice dans les années 1970. ©Hugh Holland
Un jeune skateboarder de Venice dans les années 1970. ©Hugh Holland

Ahh Venice Beach, ses gondoles, ses canaux, ses pizzas. O sole mio… Mais, wait a sec’ ! On n’est pas aux Etats-Unis ? Toutes nos excuses, on la refait : « Ahh Venice Beach Los Angeles, ses skateboards, ses vagues, ses burgers » ! Voilà qui sonne un peu plus californien à vos oreilles, n’est-ce pas ? A vrai dire, nous n’étions pas complètement à côté de la réalité, ou en tout cas de l’Histoire. Pour vous expliquer très simplement, disons que si Venice Beach devait être Mona Lisa, elle aurait un tee-shirt délavé, du sable plein les cheveux et des rollers aux pieds. On se demande d’ailleurs pourquoi Da Vinci n’y a pas pensé… Revenons sur Venice Beach, ce quartier de Los Angeles, dont l’Histoire est tout aussi passionnante que surprenante. Des premiers canaux au quartier branché d’aujourd’hui, vous saurez tout !

Une skateuse de Venice Beach
Une skateuse de Venice Beach

Venice Beach ou la Venise de l’Amérique : le rêve fou !

Avant sa fusion avec Los Angeles, Venice Beach, originellement baptisée « Venice of America », était une ville indépendante située entre Santa Monica et la Marina Del Rey.

« La Venise de l’Amérique » ! Poétique ! Oui, mais… pourquoi ? Et bien, son fondateur Abbot Kinney vous aurait probablement rétorqué : par amour pour Venise. En effet, lors d’un voyage sur le vieux continent, le milliardaire est tombé sous le charme de la ville et a décidé en toute modestie de la reproduire sur le sol californien. Chez Back to the States, on se serait probablement contentés de rapporter 2 ou 3 cartes postales, mais bon… Depuis 1891, Kinney était propriétaire d’un front de mer de 3,24 km appelé « Ocean Park« . Alors quelques images de Venise ne devaient probablement pas être suffisantes pour meubler… Quoi qu’il en soit, le 4 juillet 1905, après de longs mois de travaux titanesques, la « Venice of America » a ouvert ses portes au public. Les visiteurs ont alors pu célébrer la fête nationale américaine au sein d’une architecture vénitienne et naviguer le long de canaux fraîchement creusés. Le tout à bord de gondoles made in Italy ! Sur la plage, trônait un ponton colossal de 375 mètres de long baptisé le Kinney Pier (il ne faut pas s’oublier non plus) : auditorium, casinos, restaurant à bord d’un navire et dance hall. Chic et cultivé ! Pari improbable mais réussi ! Rapidement, Venice a connu une explosion démographique et est devenue une véritable référence touristique.

Creusement des canaux en 1905
Creusement des canaux en 1905
Le Kinney Pier en 1905. Le navire converti en restaurant était une réplique du galion de l'explorateur espagnol Juan Rodriguez Cabrillo
Le Kinney Pier en 1905. Le navire restaurant est une réplique du galion de l’explorateur espagnol Juan Rodriguez Cabrillo

En 1909, la ville, qui avait jusque là conservé son nom de « Ocean Park« , est officiellement devenue « Venice« . Ouf, on commence à y voir plus clair ! Dans la foulée, le Kinney Pier a progressivement abandonné son ambiance élitiste pour se lancer dans de la distraction plus populaire et familiale. Manèges, aquarium et diverses jeux inédits, la fun attitude garantie !

Balade en gondole en 1909
Balade en gondole en 1909

Histoire de Venice Beach : Des canaux italiens aux montagnes russes !

Dans les années 1910s et dans le début des années 1920s, par appât du gain, Venice a attiré les promoteurs. C’est ainsi que de nouveaux projets de pontons destinés au divertissement ont pris forme. Ils sont directement entrés en concurrence avec les installations de Kinney, qui s’est donc mis à grincer des dents… C’est dans ce contexte que le Fraser Pier fut érigé en 1911. Le ponton ne fera cependant pas long feu puisqu’il a justement été détruit par les flammes en 1912. Vous verrez que cela deviendra par ailleurs une triste tradition dans la vie des pontons de Venice. Le Pier, enfin, ce qu’il en restait, a été remplacé par l’ignifugé Pickering Pier en 1913.

Le Fraser Pier, en 1911
Le Fraser Pier, en 1911
En 1912, à peine un an après son inauguration, le Fraser Pier s'embrasa
En 1912, un an après son inauguration, le Fraser Pier prend feu

Cette concurrence directe a entraîné de sérieuses tensions politiques au sein de Venice, mais Abbot Kinney avait réussi à conserver son autorité. Ce dernier, qui menait la ville d’une main de fer, s’est alors éteint en 1920. Quelques semaines plus tard, comble de malchance, le Kinney Pier s’est embrasé (on vous avait prévenu !)! Les gènes et le portefeuille Kinney entre les mains, la famille du milliardaire l’a rapidement fait reconstruire afin de ne pas se laisser submerger par la concurrence. Au programme du tout jeune Venice amusement Pier : montagnes russes et meetings aériens ! What ? On ne s’éloignerait pas complètement de l’ambiance renaissance italienne ? Et bien si, et encore une fois, ces innovations ont obtenu un succès fou ! Si bien qu’un énième ponton concurrent s’est implanté : le Lick Pier. Difficile désormais de les arrêter.

Le Venice amusement Pier remplace le Kinney Pier, détruit par les flammes en 1920
Le Venice amusement Pier remplace le Kinney Pier, détruit par les flammes en 1920
Le Lick Pier en 1928 ©Bartlett (Adelbert) Papers
Le Lick Pier en 1928 ©Bartlett (Adelbert) Papers

Venice à donc le vent en poupe et chaque week-end, des centaines de milliers de personnes se déplacent pour faire le plein de distraction et d’adrénaline !

Malheureusement, la ville s’est mise à sérieusement vieillir. Les aménagements des débuts ont commencé à ne plus être adaptés au nombre grandissant d’habitants. Le climat politique s’est dégradé et l’entretien de la ville est alors devenu absolument ingérable. C’est pourquoi en novembre 1925, l’annexion de Venice à Los Angeles a été votée. En 1926, Venice et Los Angeles ne faisaient plus qu’un.

Vue aérienne de Venice et de Santa Monica vers la fin des années 1920
Vue aérienne de Venice et de Santa Monica vers la fin des années 1920s

Venice Beach et Los Angeles, pour le meilleur et pour le pire !

La fantaisie italienne et les montagnes russes ? Très peu pour Los Angeles ! Il lui faut des rues, il lui faut des routes. Alors pensez-vous, des canaux ? Pour quoi faire ? Au grand regret des habitants de Venice, la plupart d’entre eux ont été pavés en 1929. Les pontons de divertissement n’ont pas réussi à échapper au même sort. Ils ont cependant bénéficié d’un joli préavis puisque leurs baux courraient toujours. En 1946, le glas d’un premier ponton a sonné, puis c’était le tour d’un deuxième, et ainsi de suite. Progressivement, la prospérité de Venice s’en est allée.

Les années ont passées. Venice a sombré dans l’oubli, malgré le pétrole découvert et pompé dans ses sous-sols. Dans les années 1950s, la décadence était telle qu’on la surnommait « the slum by the sea » (« le bidonville près de la mer »). Poétique oui, désolant aussi. Les loyers extrêmement bas ont attiré les défavorisés. On compte parmi eux de nombreux migrants européens survivants de la Shoah, mais aussi des artistes appartenant à différents mouvements contestataires comme la Beat Generation.

En 1929, du pétrole est découvert à Venice. En 2 ans, 450 puits verront le jour.
En 1929, du pétrole est découvert à Venice. En 2 ans, 450 puits verront le jour.
Des puits de pétrole à Venice
Des puits de pétrole à Venice.

A la fin de la décennie, une lueur d’espoir est enfin apparue pour le rivage de Venice. L’Ocean Park Pier renaît en effet de ses cendres et devient un parc nautique le 28 juillet 1958 : le Pacific Ocean Park (communément appelé le POP) ! L’objectif ? Concurrencer Disneyland, inauguré en 1955 à Anaheim, au sud de Los Angeles. Si vous aimez vous déhancher sur les chansons des Beach Boys, vous comprendrez désormais les paroles de « Amusement Parks U.S.A. » et plus particulièrement la ligne « And Disneyland and POP is worth a trip to L.A.« ! Et ils avaient raison ces Beach Boys, ce parc valait le déplacement : des dizaines d’attractions à disposition et plus de 1 190 000 visiteurs en 6 mois. Fou !

Mais en 1965, Santa Monica s’est lancé dans un grand projet de rénovations urbaines. De nombreux bâtiments et routes ont été démolis. En conséquence, l’accès au parc est devenu un véritable casse tête. Sa fréquentation a chuté de manière spectaculaire et très rapidement, le POP s’est endetté. Le 6 octobre 1967, it was the end. C’était la fin. Décidément…

Vue aérienne du Pacific Ocean Park
Vue aérienne du Pacific Ocean Park
Le P.O.P, ouvert de 1958 à 1967
Le P.O.P, ouvert de 1958 à 1967

Histoire de Venice Beach : de la Beat Generation aux Hippies

Jim Morrison et Venice Beach

Comme nous l’avons vu précédemment, Venice a connu une arrivée massive de jeunes appartenant à la Beat Generation. Ces derniers ont apporté au quartier un style de vie bohémien dicté par la musique, la poésie ou la peinture. C’est d’ailleurs sur la plage de Venice que le légendaire groupe des Doors est né ! L’histoire raconte que Jim Morrison et Ray Manzarek (issus de la même promotion cinéma de UCLA) se sont rencontrés par hasard en 1965, sur la plage de Venice. Jim a lu à Ray quelques uns de ses textes et, subjugué, il lui aurait rétorqué : « Hey, man, let’s form a rock band and make a million dollars ! ». Ray Manzarek, prophète ? Aujourd’hui, les murs de Venice n’ont pas oublié Jim Morrison. A l’intersection de la Speedway et de la 18th avenue vous pourrez en effet tomber sur un immense mur peint à son effigie en 1991 par l’artiste Rip Cronk. Son portrait se trouve sur la face nord, on vous le précise car la face sud est recouverte des muscles d’Arnold Schwarzenegger. Voilà. Disons que le sujet n’est pas le même.

Réalisé par l'artiste Rip Cronk en 1991. ©dytch66
Le mur de Jim Morrison, réalisé par l’artiste Rip Cronk en 1991. ©dytch66

Arrivée des Hippies à Venice Beach

Quand les Beats ont cessé, les hippies sont arrivés ! En 1967, les « Flowers Children » ont commencé à investir les lieux. Au programme : soirées psychées sur les rives des canaux et nuits love-ins sur la plage au son des bongo drums. Peace and love donc, sans surprise. Enfin, pas le premier été, car l’année suivante a été un peu plus mouvementée ! Les résidents plus âgés de Venice ont commencé à prendre peur et donc à se plaindre de ces jeunes gens trop chevelus et a priori trop drogués. Alors la police s’en est mêlée, d’abord discrètement… Mais lorsque 14 000 hippies se sont rassemblés sur le sable pour un concert gratuit, les heurts sont soudainement devenus plus agressifs ! Cette soirée a fait plusieurs blessés et de nombreuses arrestations.

Venice Beach : bienvenue à Dogtown !

Venice Beach, le bidonville

Alors que la plupart des aménagements du Pacific Ocean Park ont été vendus aux enchères afin de rembourser les créanciers, un certain nombre d’installations sont restées sur zone et sont immanquablement tombées en ruine. Au début des années 1970s, entre décadence et ignorance, Venice était devenu un village fantôme infesté de gangs, si bien qu’on l’a surnommée « Dogtown«  (littéralement « la ville des chiens »). 

Les ruines du Pacific Ocean park. ©Ned Sloane
Les ruines du Pacific Ocean park. ©Ned Sloane.

Les Z-Boys inventent le skate moderne à Venice Beach

Mais à Venice, il y a la mer. L’océan était à peu près tout ce qu’il restait aux oubliés du quartier. C’est ainsi que des jeunes se sont mis à surfer les vagues jonchées de vestiges d’un passé prestigieux. Parmi eux se trouvaient les Z-Boys, un groupe de surfeurs qui doit son nom au Zephyr Surfboard Shop qu’ils représentaient lors des compétitions. Les stigmates du Pacific Ocean Park était leur spot favori, un terrain de jeu parmi des piliers où la glisse et le saut d’obstacles s’associaient ! #Aïe.

Les Z-Boys. Via VenicePix
Les Z-Boys. Via VenicePix.

Mais las du manque de bonnes vagues, les Z-Boys se sont alors tournés vers le meilleur des substituts : le skateboard ! N’ayant pour richesse que le temps, le talent et leurs skates, ces derniers raflent les prix et se font un nom dans le milieu. Plus encore, cette bande de jeunes révolutionne leur sport ! Et grâce à qui ? Grâce à la météo ! Ok mais… Pourquoi ? Et bien parce qu’en 1976, la Californie (et par ailleurs une bonne partie du globe) était frappée par une sévère sécheresse. Alors qui dit manque d’eau, dit : pas de piscines ! Enfin… pour le commun des mortels car pour les Z-Boys, quand on ne peut pas se baigner, on peut skater ! C’est ainsi qu’ils ont investi les piscines vides de Venice pour s’exercer dans un skate plus rapide, plus agressif ! C’est dans une de ces piscines que Tony Alva a dévalé si vite la pente qu’il en a dépassé les bords et exécuté la première figure aérienne de l’histoire du skateboard ! Venice Beach est ainsi entrée dans l’Histoire de la discipline.

Jay Adams, membre des Z-Boys, skate dans une piscine vide. ©Glen E. Friedman
Jay Adams, membre des Z-Boys, skate dans une piscine vide. ©Glen E. Friedman.

Si cette histoire vous intéresse, Hollywood s’est emparé du récit en 2005 avec le film « Lord of Dogtown » réalisé par Catherine Hardwicke. Un documentaire est également sorti 4 ans plus tôt, « Dogtown and Z-boys » par  Stacy Peralta (lui même membre des Z-Boys). Ce dernier a été narré par l’acteur Sean Penn (qui est originaire de Dogtown).

Un jeune skateboarder de Venice dans les années 1970. ©Hugh Holland
Un jeune skateboarder de Venice dans les années 1970. ©Hugh Holland.

Venice Beach, capitale mondiale du Roller Skating !

En 1976, l’apparition des roues en polyuréthane a révolutionné le monde de la glisse. C’est ainsi que la grande tendance des rollers a été lancée (ou patins à roulettes comme diraient nos très respectables anciens) ! Eh oui, pourquoi marcher quand on peut rouler ? Compte tenu de l’affection de Venice pour la glisse, la nouvelle discipline y a déferlé tel un raz de marée. Il faut dire que dans le quartier, les riders sont particulièrement choyés : en 1972 la ville a en effet conçu une promenade de 30 km sur le front de mer. Cette dernière a été baptisée « Ocean Front Walk« . Tout d’abord pensée pour la balade à vélo, elle est naturellement devenue un terrain de jeu parfait pour les adeptes du roller skating.

Curieux de tester cette nouvelle activité, les touristes se sont déplacés en masse à Venice. Des vendeurs et loueurs de rollers se sont alors installés ici et là sur Ocean Front Walk. Les artistes de rues les ont suivis, et bientôt Venice Beach est redevenue LA destination touristique ! C’est ainsi que le maire de Los Angeles a qualifié à juste titre Venice Beach de « Capitale mondiale de Roller Skating« .

Le roller skating à Venice Beach
Le roller skating à Venice Beach

Venice Beach, berceau du bodybuilding

Ouverture de la première Muscle Beach

Quelques lignes plus haut, peut-être vous êtes-vous questionné sur la présence d’un mur vénitien à l’effigie d’Arnold Schwarzenegger ? Et bien sachez que la raison est particulièrement musclée !

Pour comprendre rapidement, remontons un peu le temps ! En 1934, Santa Monica inaugurait sa « Muscle Beach« . Oui, vous avez bien lu, une salle de sport en plein air et les pieds dans le sable ! Il faut avouer que travailler biceps et quadriceps en peaufinant son bronzage à quelques mètres de l’océan, cela donnerait presque envie de faire quelques abdos… Bref, Muscle Beach est aujourd’hui encore considérée comme étant le berceau du fitness, du bodybuilding ou plus généralement du culte du corps.

Après sa fermeture dans les années 1950s, Venice Beach a naturellement repris le flambeau et les altères en 1987, avec le même concept et ce, tout aussi bien huilé qu’à l’ancienne. La plage est rapidement redevenue une référence du culturisme attirant les curieux, les athlètes, les narcissiques, et même les Terminators, c’est pour dire…

Bien que remises au goût du jour, ces installations existent toujours. Si en vacances vous souffrez du mal de la salle sport, enduisez-vous de votre plus belle huile solaire et direction les altères en plein air !

A Santa Monica, un panneau indique l'emplacement de la première Muscle Beach
A Santa Monica, un panneau indique l’emplacement de la première Muscle Beach.
Muscle Beach, haut lieu du culturisme
Muscle Beach, haut lieu du culturisme.

Venice Beach aujourd’hui

Venice Beach est aujourd’hui un spectacle permanent où se rassemblent musiciens, peintres, danseurs et autres artistes de rue. Il vous suffira de lever les yeux pour profiter des immeubles colorés et de l’inspiration qui lui vient du passé. Vous trouverez ici et là des témoignages des époques révolues, que ce soit sur les murs, dans les enseignes, ou dans la bouche des anciens.

Vue aérienne de Venice Beach aujourd'hui
Vue aérienne de Venice Beach aujourd’hui

Sous le soleil de l’Ocean Front Walk, la Californie des corps sculptés patine toujours, pendant que les vagues accueillent encore les surfeurs de Los Angeles. Il ne reste aujourd’hui plus rien de l’Ocean Park, seuls quelques pieux sous-marins subsistent du terrain de jeu des des Z-boys. Des surfeurs occupent cependant toujours les rouleaux de Venice, dans une ambiance désormais plus paradisiaque que fantomatique. Venice dispose d’ailleurs d’un nouveau parc d’attractions, appelé, (ça va vous rappeler des souvenirs), Pacific Park…

Pacific Park en 2006
Pacific Park en 2006

En 2009, le temple mondial des skateurs a été inauguré : un skatepark de 1486 m² dont les bowls rendent hommages aux piscines vides des Z-boys.

L'immense skatepark de Venice Beach, inauguré en 2009
L’immense skatepark de Venice Beach, inauguré en 2009

Inscrits au registre des Monuments Historiques et considérés comme un « Los Angeles Historic-Cultural Monument » en 1982, les derniers canaux de Venice ont ressuscité en 1993. Ils ont été agrémentés de ponts voûtés et d’un aménagement aussi paisible que verdoyant. Depuis, les maisons désuètes du rivage se sont transformées en de luxueuses villas. L’ancienne Venise de l’Amérique est aujourd’hui de nouveau prestigieuse : le lieu rêvé pour une visite à pied, en rollers ou, en souvenir d’Abbot Kinney, en gondole…

Les canaux de Venice Beach ont retrouvé leur splendeur
Les canaux de Venice Beach ont retrouvé leur splendeur