Fondée dans un bâtiment de 1889 sur l’un des quais les plus photographiés de Paris, la Brasserie de l’Isle Saint-Louis attire chaque année des milliers de visiteurs. Et pourtant, sa note TripAdvisor de 3,3/5 place cette adresse historique dans la moyenne basse de la capitale. Un écart surprenant pour un établissement cité par Frommer’s parmi les références parisiennes.
Une brasserie parisienne ancrée dans l’histoire du quai de Bourbon
Le bâtiment du 55 quai de Bourbon existe depuis 1889. C’est en 1953 que Paul et Marthe Guépratte rachètent l’établissement et lui donnent son nom actuel, faisant basculer une simple adresse de quartier vers une brasserie à l’identité affirmée.
Aujourd’hui, deux frères, Paul et Jérôme Kappe, représentent la troisième génération aux commandes. Cette continuité familiale sur plus de soixante-dix ans explique en partie l’atmosphère de l’endroit : pas de concept marketing, pas de refonte décorative tous les trois ans. Le cadre a la patine des établissements qui n’ont pas besoin de se réinventer.
L’île Saint-Louis reste l’un des rares secteurs parisiens préservés de la restauration rapide. Dans ce contexte, une brasserie de tradition fait figure de repère stable pour les habitants du quartier autant que pour les touristes venus longer la Seine.
Que propose le menu de la Brasserie de l’Isle Saint-Louis?
La carte s’organise autour des classiques de la brasserie alsacienne, avec quelques incursions dans le répertoire bistrotier français. Les plats se situent entre 18 € et 28 €, les entrées entre 8 € et 10 €, les desserts entre 7,50 € et 12,50 €.
Le plat signature reste la choucroute garnie à 22 €, cohérente avec l’héritage alsacien de la maison. Le foie de veau à l’anglaise à 28 € représente l’option la plus chère de la carte. Parmi les autres plats, on trouve une sole Belle Meunière, un haddock, un cassoulet maison, un poulet de Challans et une entrecôte – une carte qui couvre l’essentiel sans chercher l’originalité à tout prix.
Les entrées proposent notamment les huîtres fines de claires n°2 de Marennes-Oléron par six pièces, du hareng de la Baltique, un cervelas, une terrine de jambon de Bourgogne. Des références nettes, sans fioriture.
Du côté des desserts, la maison travaille avec Berthillon, la glacerie historique de l’île. Au menu : Mont Blanc glacé Berthillon, millefeuille, tarte Tatin chaude, mousse au chocolat maison. Pour la carte des vins, l’orientation Alsace et Beaujolais colle à l’identité du lieu – le Moulin-à-Vent Domaine de la Vigne Romaine est proposé à 29 €.
Quel budget prévoir pour dîner ou déjeuner ici?
Pour un déjeuner sans vin ni dessert, comptez entre 20 € et 30 €. C’est le scénario d’un plat unique avec une entrée légère ou un café en sortie – raisonnable pour un quai aussi central à Paris.
Un repas complet – entrée, plat, dessert et un verre de vin – se situe entre 35 € et 45 € par personne. Si vous ajoutez une eau minérale et un café, la note peut atteindre environ 52 €. Ces chiffres permettent de se positionner : on est sur une brasserie parisienne dans la fourchette standard du 4e arrondissement, sans les tarifs gonflés de certaines tables de la rive gauche.
À titre de comparaison, les tarifs pratiqués dans des chaînes de brasserie comme La Boucherie se situent souvent dans une fourchette similaire, mais avec un positionnement moins ancré dans le terroir local.
Le rapport qualité-prix est l’un des points les plus débattus dans les avis clients – on y revient dans la section suivante.
Avis sur la Brasserie de l’Isle Saint-Louis : ce que disent les clients
La note est cohérente sur plusieurs plateformes : 3,3/5 sur TripAdvisor (579 avis) et 3,3/5 sur Restaurant Guru (1 605 avis). Le classement TripAdvisor place l’établissement au rang 8 330 sur 16 705 restaurants parisiens – soit dans la moitié basse du classement.
Le TripExpert Score de 80/100 – agrégé à partir de sources comme Zagat, Gayot et Time Out – raconte pourtant autre chose. Frommer’s la cite parmi les bonnes adresses de la capitale. Cet écart entre la note des experts et celle du grand public mérite attention.
Dans les avis positifs, plusieurs éléments reviennent : l’emplacement sur le quai de Bourbon, la choucroute jugée généreuse et bien exécutée, le service en salle qui conserve un style brasserie classique sans prétention. Certains clients apprécient précisément l’absence de surprise – ils savent ce qu’ils viennent chercher et ils le trouvent.
Les réserves portent principalement sur le service, décrit parfois comme expéditif ou inégal selon l’affluence. Quelques avis signalent des plats tièdes ou une régularité variable selon les jours. Le rapport qualité-prix est contesté par ceux qui comparent avec des bistrots de quartier moins fréquentés par les touristes. Ces critiques ne sont pas propres à cet établissement – elles reflètent la réalité de la restauration en zone très touristique. Si vous souhaitez vous faire une idée sur d’autres adresses parisiennes avant de choisir, les retours clients suivent souvent le même schéma.
Pour calibrer vos attentes : cette brasserie fonctionne bien pour un repas classique dans un cadre historique, moins bien si vous cherchez une cuisine créative ou un service aux petits soins en période de forte affluence.
Comment rejoindre la brasserie depuis le centre de Paris?
L’adresse exacte est le 55 quai de Bourbon, Paris 4e. La brasserie est ouverte tous les jours de 12h à 22h30, sauf le mercredi. Pour réserver, le numéro est le +33 1 43 54 02 59.
Quatre stations de métro permettent de rejoindre l’île Saint-Louis à pied :
- Pont Marie – ligne 7 (la plus proche, moins de 5 minutes à pied)
- Cité – ligne 4
- Saint-Paul – ligne 1
- Maubert-Mutualité – ligne 10
L’île Saint-Louis n’est pas desservie directement par le métro – il faut toujours traverser un pont. La marche depuis Pont Marie longe le quai de Bourbon et prend moins de cinq minutes ; c’est le trajet le plus logique si vous arrivez depuis la rive droite.
Sur le quai de Bourbon, au-dessus de la Seine, la brasserie tient depuis plus de cent trente ans. La Seine change de couleur selon les saisons, les générations se succèdent en salle – certaines choses à Paris bougent peu, et c’est parfois ce qu’on y cherche.